Sortie du Mardi 19 SEPTEMBRE 2017

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LE TOUR DE PRACONTEAU

 

Nous nous sommes retrouvés 32 au départ de Peyruis, la chaleur n’était pas trop là, et le vent annoncé non plus, tant mieux.

Partis d’un bon pas pour attaquer la montée jusqu’au château nous avons vite eu chaud.  Au passage la fontaine Parlatan ou Barlatan, (Peyruis s’enorgueillit de 6 ou 7 fontaines qui délivrent une eau potable à longueur d’année, ce qui lui vaut l’appellation de « Peyruis pays de fontaines »). Peyruis est situé sur la rive droite de la Durance, dans un cadre boisé verdoyant entouré de collines.

Au sommet du village, nous avons aperçu les ruines de son château féodal qui fut jusqu’à la Révolution de 1789 une forteresse stratégique.

 

Par un chemin sympathique nous avons découvert la colline de Praconteau et pu admirer des points de vue intéressants sur la vallée de la Durance et les sommets environnants. Au cours de notre ascension nous avons découvert l’ancienne ferme fortifiée des Lioux où l’on devine le passé agricole des collines. Précédée d’un grand puits, elle est composée de plusieurs pièces ; le pigeonnier éventré s’élance vers le ciel.

 

Contournant cette superbe ruine, un peu plus loin, un sentier plus raide atteint la chapelle d’Augès, désormais transformée en maison mais ayant gardé son clocheton ; le logement étant inoccupé, nous accédons au promontoire et son point de vue remarquable sur la Haute-Provence sur 360°. Le panorama fut admiré avec attention et intérêt, aussi nous avons décidé de poser nos sacs et de prendre notre repas au pied de cette ancienne chapelle qui a servi de mairie où le dernier Conseil Municipal eut lieu en 1971. Au XIXè siècle, sur la porte, une pierre était chargée d’un lièvre poursuivi par un énorme lévrier. S’il s’agit du blason d’un ancien seigneur d’Augès, je n’ai pas trouvé lequel. Les seuls que j’ai trouvés sont issus des Fortia, marquis de Pille, gouverneur des places du château d’If et des îles de Marseille. Nous avons couru après le lièvre mais il nous a posé un lapin, il n’y est plus, pourtant nous l’avons cherché. Sa partie la plus ancienne remonterait au XVe siècle, époque où un moine de Ganagobie l’occupait. Avant la Seconde Guerre Mondiale, elle accueillait l’école de l’ancienne commune d’Augès. Un instituteur, Germain Lagier, y raconte son arrivée : « Après une heure de marche (…), on accéda à l’école, perchée au sommet d’une colline, en vue de la montagne de Lure. Quel fut mon étonnement de constater que l’école était en fait une chapelle munie de son clocher !

La commune d’Augès fut rattachée à Mallefougasse en 1973. Mais une autre communauté, Consonoves, fut intégrée à Mallefougasse en 1807. Il est difficile de cerner le territoire de cette dernière communauté. Il subsiste un château dit de Consonove dont l’origine remonte à la Renaissance et remodelé aux XVIIe et XVIIIe siècles.  Il est situé immédiatement au nord du village de Mallefougasse, bien signalé par la carte de Cassini. L’habitat des trois communautés médiévales, Augès, Consonoves et Mallefougasse, est ainsi abandonné à la fin du Moyen Âge, et la population de la commune n’a jamais dépassé les 250 habitants sur ses ressources propres. Les deux derniers siècles sont marqués par plusieurs bouleversements : Révolution française qui entraîne la création comme communes puis la fusion de Consonoves et de Mallefougasse, résistance au coup d’État de 1851 et répression qui s’ensuit, exode rural et mécanisation de l’agriculture surtout qui entrainent la perte de plus de 80 % de la population en un siècle et la disparition des modes de production et de vie ancestraux. Augès, qui connaît la même évolution, en perdant 93 % de sa population.

Après les échanges de gourmandises nous avons entamé notre retour par un chemin en montagnes russes pour activer la digestion, suivi d’une belle et longue descente vers Peyruis où nous avons regagné nos voitures.

 

Encore une belle randonnée de 16,5 km et un dénivelé de 613m, merci Jacky de nous avoir fait découvrir cette colline de Praconteau qui mérite que l’on s’y attarde.

 

PEYRUIS

Le nom de Peyruis proviendrait de Petronius-Ruit, consul romain C. Petronius

Au sommet du village se trouve les ruines d’un château féodal qui fut construit au cours de la première période de la Renaissance.

Le territoire de Peyruis était occupé par le peuple gaulois des Cavares. Vers 500, saint Donnat se retire à proximité (lieu-dit combe de saint Donnat). Le village, propriété du comte de Provence, puis donné en 1319 à Pierre de Vie.

Honorat de Peyruis, seigneur du lieu depuis 1456, en est dépossédé en 1481, au profit de Palamède de Forbin, premier gouverneur de la Provence rattachée à la France. Sa famille lui succède jusqu’en 1647.

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792, épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier. C’est à ce moment que le château, symbole de la féodalité, est démoli. L’éphémère commune de Piosin lui est rattachée dès le début de la Révolution.

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1068 (Petrozium), fait l’objet de différentes interprétations :

Selon Jules Reymond, son nom viendrait de Petronius ruit, consul romain tombé dans une embuscade. L’origine du village remonterait au IIe ou au IIIe siècle.

Selon Ernest Nègre son nom fait référence au territoire pierreux (latin petra + ucium).

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