VIENS OPPIDUM DE LA VACHE D’OR

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VIENS OPPIDUM DE LA VACHE D’OR

Mardi 9-12- 2025

 Encore une sortie dans un lieu peu connu l’oppidum de la vache d’or. Nous sommes 8, à noter dans les annales des DRAILLES nous avons 3 hommes la parité n’est pas loin. Dommage pour les absents, nous remontons un peu pour admirer la vue en direction de Lure et des gorges d’Oppedette, mais c’est vers le sud de Viens que nous devons  aller. Ceinturé de remparts des XIème et XIIIème siècle, Viens a fêté son millénaire en 1990. Dominant de magnifiques paysages, ce village médiéval renferme en son sein une architecture incroyable témoignant de son riche passé. Nous parcourons  quelques rues de ce splendide village pour nous retrouver sur des sentiers bordés de beaux murs fidèles à la partie de ce village,  parfois nous découvrons un borie, ils sont très nombreux aussi, le chemin n’a aucune difficulté. Nous parvenons au hameau des Faysses entouré de terres agricoles. Le nom est sans doute originaire de la Drôme. Variante : Defaisse (Defaïsse). Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Faysse, ou plutôt les Faysses, toponyme très répandu avec le sens de bandes de terre, généralement cultivées en terrasse. Par un chemin circulant tel un  ruisseau nous traversons un magnifique plateau où la vue devient magnifique. Là, le chemin devient moins tracé à  travers des genêts qui repoussent sauvagement nous trouvons le passage pour découvrir notre point stratégique dominant toute la vallée du Calavon.

 le nom du site appartient à une longue série d’homonymes, tels que : Mont d’Or, Monts Dore, etc. Le mot vache pourrait avoir été une translation du provençal gach ou gacho (signifiant « guet »), qui n’est pas sans correspondances avec le resserrement naturel du plateau, juste au nord du site – et qui aurait pu simplifier sa protection. Malgré sa position privilégiée – pour la surveillance des environs, l’accès à deux sources d’eau, et des pentes collinaires aptes à la culture – un seul document archéologique (Raoul Mistral, 1922) suggère une occupation préhistorique (Mésolithique ou Néolithique) : « Le versant midi de la colline, descendant vers la gare de Viens, est parsemé d’une multitude d’objets brisés (poteries, ossements, débris de verres, de tuiles, silex, etc., etc.), que les eaux ont transportés du faîte un peu partout sur ce versant. Là, le préhistorique est mêlé au gallo-romain et au moyenâgeux. Les débris d’amphores, de poteries de toute espèce, de silex travaillés, de fragments de haches polies, quelques ossements d’animaux l’indiquent surabondamment. »

À partir du Ve ou Vie siècle avant notre ère, le site celto-ligure de la Vache d’Or est administré par la tribu des albiques (Albici), qui sont plus tard identifiés comme une force politico-militaire (économiquement alliée à Massalia) au moins à partir du IIIe siècle av. J.-C.; c’est-à-dire durant le second âge du fer européen, appelé période Latènienne. Malheureusement, depuis les premières explorations de R. Mistral (vers 1900), le site a fait l’objet de travaux privatifs de terrassement, masquant partiellement certaines recherches clandestines. Le site a tellement été excavé à plusieurs endroits, puis colmaté par divers détritus, qu’il reste peu d’espoir de pouvoir facilement reconstituer le plan interne de cet oppidum. De plus, depuis le début du XXIe siècle, des aménagements sauvages et détritus y sont régulièrement laissés (chasseurs, etc.).

Néanmoins, en 1992, un bloc calcaire coquillier portant une inscription funéraire latine, fut découvert dans la pente à proximité immédiate du site et potentiellement près d’une ancienne voie d’accès de période «Première république».

À la suite d’investigations sur le tracé de la Voie Domitienne, des fouilles furent conduites à la Vaco d’Or en 2002-2003, afin de préciser le contexte de cohabitation entre le hameau d’origine celto-ligure et la voie romaine. En effet, au vu de sa situation de surveillance et de proximité avec cette voie transalpine d’importance, l’archéologie cherche à clarifier le rôle que peut avoir joué ce site dans l’économie et la politique locales durant l’antiquité romaine.

Ce petit éperon barré du deuxième âge du Fer domine La plaine du Calavon dans un secteur que l’on pourrait qualifier de stratégique, à l’endroit où la rivière fait un coude proche de l’angle droit pour quitter le piémont du massif de Lure et prendre la direction est-ouest que Lui impose le puissant anticlinal du Luberon, lequel outrepasse largement le bassin hydrographique de ce petit cours d’eau.

Nous prenons notre repas dans ce lieu chargé d’histoire ne pouvant pas imaginer cette époque de notre histoire.

Nous repartons en contournant à  l’opposé ce même plateau et reprenons une partie du sentier  de l’allée pour revenir au hameau des Faysses, nous le contournons pour entamer une descente et revenir vers Viens toujours au milieu de murs de pierre. Nous retrouvons le village en passant devant la mairie, qui n’est autre que l’hôtel de Pontevès, branche cadette de la grande maison d’Agoult qui régna sur la région pendant cinq siècles, cette demeure du XVIème siècle possède un bel escalier octogonal renaissance qui conduit à l’étage. Notre point de départ se trouve juste au-dessus, nos véhicules sont là. Nous avons quand même marché 12 kms 5 et fait 300 m de dénivelé.

Nous avons passé une journée très agréable, le soleil n’a pas été très présent mais notre bonne humeur a réussi à mettre le paysage en lumière, merci à tous d’être venu.

Cathy D.

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