SORTIE LE LAC DES MONGES OU LAC D’ESPARRON

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Après un parcours sur une route de montagne fort sinueuse et  très étroite mais fort belle, nous arrivons au village d’Esparron la Bâtie, joli petit hameau perché dans la montagne où règne un grande calme (1219 m altitude).

Nous garons nos véhicules sur la place principale, entourée de la petite Mairie, de son église avec le cimetière la jouxtant.

Nous sommes 17 marcheurs (avec Jocelyne, une amie venue nous rejoindre et qui connait très bien le secteur puisque native de ce beau territoire). Il a fait très beau mais aussi très chaud, nous sommes tous en tenue légère …  Nous nous élançons sur le chemin, d’abord le GR6 que nous quitterons très vite en prenant  un PR, fraîchement déboisé, pour atteindre la Croix de Beaudinard situé à 1340 mètres : lieu d’où nous dominons tout le vallon en contrebas – des panneaux indicatifs nous rappellent que nous sommes dans un haut lieu de pastoralisme avec ses beautés, ses contraintes et aussi ses risques : présence importante du loup, lieu de pâturages pour les moutons mais aussi la surveillance accrue et dangereuse des patous.  Nous commençons une descente, longue, par un chemin très caillouteux, nous allons apercevoir deux mouflons que nous avons dû déranger et qui graviront la falaise à plus vite allure que nous  – nous sommes en plein soleil, et nous avons chaud. Un troupeau de moutons en contrebas avec deux patous pour gardiens nous paniquera un peu mais Jocelyne connaissant le pays, descendra « rapidement » pour aller voir le berger qui a dû comprendre les risques en nous voyant sans doute descendre la montagne. Celui-ci  est allé sagement enfermer ses brebis dans la Bergerie. De ce fait, les chiens sont allés sans doute faire dodo …. Nous ne les avons plus vus ni entendus, ouf !!!!!

Arrivés à Beaudinard, (altitude 1165) joli petit hameau, très tranquille, aux jolis maisons de pays (en pierres) bien entretenus – une belle chapelle bien rénovée (propriété prisée et familiale) que nous ne pourrons visiter faute de temps …. Après quelques minutes de repos, nous repartons direction le Lac des Monges, but de notre rando. Le cheminement sera varié, des montées, des descentes, au soleil, puis à l’ombre. Avant d’arriver à notre but, ce sera une série de lacets très pénibles à franchir, nous sommes fatigués, nous avons faim (il est près de 14 heures..) mais ô bonheur nous passerons près d’une source très fraîche où nous pourrons faire le plein de nos gourdes, vidées par la soif du matin.

Enfin, il est là,  le lac magnifique, tout neuf, tout propre après un hiver où il devait être enneigé. Là se trouve une petite cabane ONF où l’on peut coucher si cela nous convient (demande au préalable) mais nous nous arrêterons près d’une jolie table en bois où nous serons 8 assis pour manger, les autres préférant le contact de l’herbe fraîche où se mêlent des fleurs variées dont les trolles (fleurs de montagne) à profusion. Après un repas bien arrosé et varié en gourmandises, nous repartons. Le retour sera plus facile mais malgré tout de deux heures environ au milieu d’une profusion de fleurs : orchis variées, l’aphyllanthe de Montpellier ….. et je vous fais grâce du reste n’étant pas férue en botanique (Yvonne n’étant pas venue, nous n’avions pas notre petit dictionnaire floral…)  Après une bonne descente, nous arrivons au village, toujours aussi calme, seule la venue d’un bon gros chien pas très jeune avec un collier anti-morsure contre les loups (assez impressionnant) qui a beaucoup apprécié la caresse de nous tous. Nous, nous avons apprécié la fontaine (faute de pastis …) – on s’est désaltéré, on s’est rafraichi- on a papoté malgré l’heure tardive (17 heures) nous ne voulions plus nous quitter tant nous étions bien.

Georges a chevauché sa belle moto pour redescendre la belle route sinueuse, il s’est « éclaté » – il était ravi et heureux de sa journée … Il s’est promis de revenir. Tout le monde était content, ravi de cette belle balade (déjà la bonne montagne) – ce fut une belle journée. Mon GPS ayant fait un caprice, nous ne pouvons que dire : nous avons faire 12 kms – et un dénivelé de 635 à 650 m.

Le village d’Esparron est cité dès 1200 (sous le nom de castrum Sparronis et Bastita). Il y avait deux communautés villageoises, et un seul fief tenu par un seigneur. Esparron-la-Bâtie est plus durement touchée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) que ses voisines, puisqu’elle passe de 74 feux en 1315 à 12 en 1471. En 1765, elle est peuplée de 205 habitants. Les comtes de Provence prélevaient un péage sur les troupeaux transhumants qui passaient par Esparron-la-Bâtie, et les seigneurs sont les Morier ou Mourier du XIIIe au XVIIe siècle[29]. L’église paroissiale est fortement endommagée à la fin des guerres de religion. En 1641, les travaux n’ayant toujours pas été fait, le seigneur d’Esparron est condamné à payer les deux tiers des travaux, le tiers restant revenant au prieur. L’église d’Esparron est placée sous le vocable de Saint-Christophe et le patronage de saint Sébastien. L’ancienne église Saint-Vincent de Reynier, située sur la colline, est en ruines : c’est une ancienne chapelle choisie pour remplacer l’église paroissiale à la fin des guerres de religion, en 1599. Elle est remplacée par une autre église Saint-Vincent, construite en 1833. Dans la Combe, les deux hameaux avaient chacun leur église et leur cimetière au XVIIIe siècle. Propriété privée, la chapelle de la Basse Combe, sous l’invocation des saints Jacques et Philippe, a été restaurée dans les années 1970. La chapelle Sainte-Marie-Madeleine à la Haute Combe est en ruines. La chapelle Notre-Dame-Secours-des-Pécheurs de Baudinard est construite par les habitants en 1867-1868, pour le nouveau cimetière remplaçant l’ancien trop éloigné. À Esparron, le château date du XVIIIe siècle. Quand les communes étaient distinctes, les habitants de chacune étaient dotés de sobriquets : ceux de Bayons étaient dits les Muets ; ceux de Reynier les Poutrouriers ; ceux d’Astoin les Pleidiaires (« les plaideurs ») ; et ceux d’Esparron les Meishiras. L’histoire démographique d’Esparron-la-Bâtie est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles due à la peste noire. Au XIXe siècle, après une période de croissance, Esparron connait sa période d’« étale » où la population reste stable à un niveau élevé, de 1806 à 1836. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, Esparron enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1836[74]. Le mouvement de baisse continue jusque dans les années 1960 et la fusion des communes.

Vous pouvez remercier Jacky et son amie Jocelyne pour cette magnifique randonnée que vous vous n’êtes pas prêts d’oublier.

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