RAND’EAU LAC D’ESPARRON DU VERDON

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Nous avons eu du flair de partir par ces temps qui courent. Vraiment réussie cette journée, en plus du soleil, de l’eau mais pas sur la tête et un peu de chaleur pour couvrir le tout, enfin l’idéal.

 

Nous étions 20 à partager cette belle journée dans un superbe décor. Nous sommes partis sur le chemin du garde canal puis traversant un joli petit pont nous avons grimpé gentiment dans la végétation du bois du Quartier. Après une belle descente nous avons découvert le lac d’Esparron du Verdon sous un autre angle, nous nous trouvons sur la rive faisant face au village d’Esparron-de-Verdon où se trouvent les vestiges de l’ancien canal du Verdon. Creusé sous Napoléon III, il longeait la rivière depuis Quinson afin d’alimenter le bassin d’Aix-en-Provence. Le lac d’Esparron est une retenue artificielle, mise en eau en 1967, suite à la construction du barrage de Gréoux, sur le cours du Verdon. Il est situé près du village d’Esparron-de-Verdon dans les Alpes-de-Haute-Provence

 

 

Dernière retenue, celle qui est la plus en aval, des cinq établies sur le Verdon depuis 1963, le lac d’Esparron est le troisième par sa superficie (3.28 km2) après le lac de Sainte-Croix et le lac de Castillon. Son volume est de 80 millions de m3. Sa mise en eau a inondée toute la plaine que surplombait le village, faisant monter le niveau de la rivière jusqu’à 8 kilomètres en amont du lac, dans les Basses Gorges, jusqu’à Quinson. Ceci a eu pour conséquence de couper l’ancienne route menant à Saint-Julien-le-Montagnier dans le département du Var et d’engloutir le pont, seul édifice humain noyé au fond de ce lac. La profondeur maximale de 55 m se mesure à l’aplomb du barrage. Le lac d’Esparron est un important centre de tourisme estival, fréquenté pour les loisirs aquatiques et pour la pêche. Comme sur l’ensemble des eaux du Verdon, l’utilisation d’embarcations à moteur est interdite, seuls sont autorisés les bateaux électriques et la pratique de la voile.

 

Nous avons ainsi pu parcourir une partie de ce chemin, tantôt dans le fond du canal, tantôt en hauteur sur le chemin du garde canal sinuant sur les bords du lac. Un voyage entre deux époques (avant le lac et après le lac).

Une agréable journée remplie de douceur, nous avons marché 12,3 km pour 315 m de dénivelé.

Merci aux pâtissières de leurs succulents gâteaux et au bon vin de noix d’Hélène et Georges.

 

 

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CANAL DU VERDON, ANCIEN OUVRAGE DU XIXème SIECLE

 

Le Canal du Verdon a été construit au XIXème siècle, quelques années seulement après la construction du Canal de Marseille. Il a été construit par Théophile de Tournadre, un ingénieur remarquable.  C’est un des plus grands ouvrages construits depuis les Romains en Provence, permettant d’amener l’eau vers une ville.

La construction du Canal du Verdon répondait au besoin grandissant en eau, des communes du bassin d’Aix-en-Provence, aussi bien les besoins en eau potable qu’en eau agricole pour l’irrigation des terres.
> Le Canal du Verdon « prend sa source » dans le Pays du Verdon, depuis le barrage de Quinson, dans les Basses-Gorges du Verdon. Il termine sa course dans la fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence. La fontaine de la Rotonde, connue de tous en Provence, fut construite pour l’occasion pour fêter dignement l’arrivée du Verdon à Aix-en-Provence, ce que peu de provençaux savent. L’ouvrage, sur sa longueur de 82 kilomètres, traverse les massifs et irrigue plus de 3000 hectares de plaines agricoles. La partie la plus admirable se trouve dans les Basses-Gorges du Verdon. A cet endroit, se succèdent les passages à ciel ouvert, les passages en galeries souterraines, les passages soutenus contre les rochers ou encore les passages dans les vallons. Une véritable merveille architecturale. A noter également que dans ces gorges, un sentier de garde canal avait été prévu, permettant de longer l’ensemble de l’ouvrage pour effectuer son entretien. Cette prouesse technique, mise en avant lors de l’exposition universelle de 1878, est un des plus grand ouvrage permettant le transport de l’eau réalisé depuis l’époque des romains ! La branche mère du canal est longue de 82 km. La partie la plus remarquable est la traversée des basses gorges du Verdon, sur 8 kilomètres. Le canal, tantôt en souterrain, tantôt soutenu par des murs contre des rochers à pic, n’est accessible qu’au moyen d’un sentier creusé dans le rocher. Les souterrains, au nombre de 61, y atteignent ensemble une longueur de 3 km. En dehors des gorges, le canal a exigé en outre 20 souterrains ayant ensemble une longueur de 16 km, 3 ponts-aqueducs de 32 m, 89 m, et 121 m de long et 14 m, 16 m, et 21 m de haut, 4 grands siphons, 66 aqueducs, 13 ponts par-dessous, 95 passages par-dessus, et 6 km de murs de berges.

Les branches de dérivation sont au nombre de huit. Les principaux ouvrages dont elles ont nécessité l’exécution sont le pont-aqueduc de Calèche, d’une longueur de 1 116 m, et le siphon de l’Arc sur la branche des Milles. Le nombre des ouvrages d’art d’importance moindre dépasse 800. La longueur des rigoles de distribution des eaux dépasse les 300 km ; le nombre des ouvrages d’art (ponts, siphons, chutes, etc.) est de 2 900 environ.
> C’est en 1857 qu’il est décidé de la construction du Canal du Verdon. Le principe du Canal du Verdon était de suivre la rivière du Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec un fonctionnement par aspersion. A partir de 1863, près de 500 bagnards condamnés aux travaux forcés participèrent à la construction de cet ouvrage hydraulique. De nombreux tunnels ont été nécessaires, ainsi que la construction d’un barrage situé sur la commune de Quinson, réalisé entre 1866 et 1869. Le jour J arrive le 15 août 1875, l’eau du Verdon coule pour la première fois dans la fontaine de la Rotonde. Les travaux dureront encore jusqu’en 1878 afin de permettre aux communes voisines de bénéficier également de l’eau du Verdon, telles que Venelles, Lambesc ou encore Rognes et Saint-Cannat.
> Malheureusement, les différents concessionnaires ne surent pas assurer le bon entretien de l’ouvrage, qui se retrouva dans un mauvais état avant la Seconde Guerre Mondiale. Malgré une amélioration de l’entretien après la guerre, les besoins augmentant avec l’accroissement de la population, et la dégradation de l’ouvrage s’accélérant, au point de menacer l’approvisionnement de la ville, il fut décidé, à partir de 1960, de remplacer progressivement le Canal du Verdon par un ouvrage plus récent et plus grand, le Canal de Provence. L’ouvrage du XIXème siècle fut ainsi abandonné progressivement entre 1969 et 1980, au profit du Canal de Provence.

Bonne soirée à tous, bonne lecture et si le temps le permet à mardi prochain.

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