Balade littéraire du jeudi 6 février 2025
Ouvrage l’Enfant Don
Chères randonneuses, chers randonneurs,
Quel bel après-midi nous avons partagé ! Nous étions seize, fidèles au poste, sur le parking de Fontienne, prêts à dévorer chemins et pages sous un soleil complice et un ciel bleu à faire rougir un peintre impressionniste
Notre périple commence en douceur par la traversée du village, avant de plonger dans le vallon de l’eau salée. Premier arrêt au cabanon de Sube : cadre parfait pour se plonger dans « L’enfant Don » de Jean Darot, un roman qui nous ouvre les portes d’une société pyrénéenne où les femmes sont bien plus que des mères : elles sont gardiennes du foyer, stratèges et piliers d’une communauté qui s’enracine dans les pierres, les arbres et les légendes.
En toile de fond : la guerre civile espagnole ( juillet 1936 – avril 1939 ), qui vient bousculer les équilibres déjà fragiles.
Jean Darot nous emmène dans une vallée reculée, où le droit d’aînesse absolu prime : l’aîné, fille ou garçon, hérite de la maison et doit accueillir un(e) cadet(te) venu(e) d’une autre famille. On marie, on compose, on s’ajuste, et parfois – miracle ! – l’amour prend racine dans ces unions imposées. Dans cette société où la solitude n’existe pas, où l’on vit ensemble, donner un enfant n’est pas l’abandonner, mais l’offrir à une autre maison qui l’attend et l’aimera à son tour. Un bel hommage à l’esprit communautaire que notre monde pressé gagnerait à redécouvrir.
L’Enfant Don est un livre heureux. Un de ces livres qui font porter sur le monde un regard apaisé par deçà une société contemporaine où l’on a oublié que l’humain est d’abord un être social.
Mais trêve de lecture, nos jambes frémissent d’impatience ! Nous poursuivons sur d’anciens chemins, traversant murets de pierres sèches, cabanons résignés sous les ans, vieux arbres fruitiers en pleine reconquête sauvage. Chaque élément du paysage raconte l’histoire d’un compagnonnage séculaire entre l’homme et sa terre.
Nos pauses lecture ont rythmé la balade jusqu’à la fontaine de Diane, le château et l’église du village, témoins silencieux de tant de vies passées.
Pour clore cette parenthèse hors du temps, rien de tel qu’un petit goûter partagé avant de reprendre nos chemins respectifs. Merci à tous pour votre enthousiasme, vos sourires et votre amour des belles histoires.
À très vite pour de nouvelles explorations littéraires et pédestres – votre guide Jenny
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