ORAISON LES BUISSONNADES

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ORAISON LES BUISSONNADES

23-11-2023

Finalement nous allons aux Buissonnades voir un peu d’eau, nous sommes 13,tant pis pour les superstitieux. Nous allons faire quelques chemins méconnus pour admirer l’ Asse en folie, il faut saisir le moment, ce cours d’eau n’est pas toujours aussi furieux. L’Asse dont la source se situe sur la commune de Tartonne (04330) a une longueur de 75.3 Km en France et se termine sur la commune de Villeneuve. L’Asse s’écoule sur un bassin versant de 657 km2 et parcours 130 km avant de confluer avec la Durance (rive gauche) au Sud d’Oraison. C’est encore une des rares rivières méditerranéennes françaises libres de tout aménagement hydraulique, ce qui lui confère un écoulement quasi naturel. La rivière est issue de la réunion sur la commune de Barrême des « trois Asses » : Asse de Clumanc (au nord), Asse de Moriez (au nord-est) et Asse de Blieux (est et sud-est) ainsi que l’Estoublaïsse. C’est une rivière torrentielle au lit tressé à l’aval de la clue de Chabrières.

Nous sommes étonnés du débit de cette rivière si calme l’été, nous revenons un peu sur nos pas pour reprendre un autre chemin qui nous conduit vers une autre rivière la Durance. Là c’est encore autre chose, il ne vaut mieux pas tomber dedans, le courant a une force terrible. La Durance prend ses sources vers 2 390 mètres d’altitude, au pré de Gondran, sur les pentes du sommet des Anges. Les sources se trouvent en contrebas de l’ancien fort du Gondran, sur la commune de Montgenèvre. Elle se jette dans le Rhône à quelques kilomètres au sud-ouest d’Avignon. Pendant la glaciation de Riss, la Durance prenait sa source aux environs de Sisteron, où se terminait la calotte glaciaire recouvrant les Alpes. Avec ses 324 km, elle est la plus importante rivière de Provence et le second plus grand affluent du Rhône.

La Durance était autrefois redoutée pour ses crues. Aujourd’hui, en dehors des énergies que confère la production hydroélectrique, l’agriculture est la plus grande bénéficiaire de ces aménagements.

Divisée en 3 parties (la Haute, la Moyenne et la Basse Durance), elle irrigue l’économie régionale.

Son bassin couvre plus de la moitié de la région Provence Alpes Côte d’Azur, avec près de 14.200 km². La vallée de la Durance trace une route du Nord au Sud qui traverse quatre départements et plateaux, tous chargés d’histoire. C’est la véritable colonne vertébrale de la Provence : des Alpes à la plaine de la Crau, la Durance traverse l’actuelle Provence-Alpes-Côte-d’Azur. La Durance fournit 75% des besoins en eau de la PACA.

Au 19 ème siècle, alors que la cité marseillaise devait souvent faire face aux épidémies et aux sécheresses, il fut décidé de mener l’eau de la Durance vers la cité phocéenne, grâce à la construction du Canal de Marseille, ouvrage important qui fonctionne encore aujourd’hui, et offre des joyaux tels que l’Aqueduc de Roquefavour !

Autrefois, la Durance était réputée comme étant infranchissable, à cause de son fort débit et de sa grande largeur. On disait même : le mistral, le Parlement (d’Aix-en-Provence) et la Durance sont les trois fléaux de la Provence ! La Durance servit de frontière pendant la période romaine et devint ensuite, à l’époque du Moyen-âge, le meilleur moyen pour le transport du bois. Mais la Durance est toujours en crues, et notamment entre 1843 et 1856, période durant laquelle les plus gros ravages sévissent, sur les cultures mais aussi sur les habitations. L’idée d’un barrage naît alors à cette époque, mais ne sera réalisé qu’en 1961, à Serre-Ponçon. Ce barrage nécessita 6 années de travaux ainsi que la destruction de plusieurs villages et hameaux, aujourd’hui enfuis sous les eaux ! Le barrage constitue un immense réservoir pour l’irrigation de la vallée de la Durance. C’est à ce jour le second plus grand lac artificiel d’Europe !

Aujourd’hui, la Durance est beaucoup plus calme et moins large, et ne constitue plus une menace pour les habitations voisines.

Nous avons pris le temps de regarder cette rivière si tumultueuse en cette période, petit goûter pris à l’abri car le vent sévissait encore, merci pour les bonnes sucreries offertes. Heureusement que nous ne faisons pas cela tous les jours. Allez il faut rentrer le jour décline, nous regagnons nos véhicules, encore une belle après-midi passée ensemble merci Jany pour cette découverte très intéressante. Nous avons marché 6,6 kms avec un dénivelé insignifiant même pas 1 m.

 

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