MONTJUSTIN – SES CRETES ET SA VOIE ROMAINE

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 MONTJUSTIN – SES CRETES ET SA VOIE ROMAINE

MARDI 14 JANVIER 2020

 

 

 

Dans le Parc Naturel Régional du Luberon, tout près de la frontière du Vaucluse et des  Alpes de Haute Provence se dresse fièrement sur son promontoire le petit village de Montjustin, que nous atteignons par une minuscule route paresseuse qui serpente dans la sublime campagne provençale, entre champs de tournesol et sous-bois de chênes verts. Nous partirons du parking à l’entrée du village pour débuter notre randonnée.

D’en bas, nous ne pouvons qu’être impressionné par la grosse muraille entrecoupée de tours tronquées enserrant le village, vestiges de remparts (d’ailleurs restaurés en 1995) qui faisaient de Montjustin une véritable place forte guerrière dès le 11ème siècle. En grimpant ensuite le chemin qui mène à Montjustin, nous admirons cette magnifique pierre grise légèrement brillante, dans laquelle sont bâties toutes les maisons de ce village harmonieux : un lavoir couvert et une fontaine, de vieilles maisons (elles datent du 16ème et 17ème siècle !) toutes parfaitement restaurées, bien espacées, possédant chacune une terrasse, un jardin voire un parc arboré quand ce n’est pas une piscine. Le tout avec vue imprenable sur les montagnes du Luberon. Qui ne rêverait de venir vivre à Montjustin ? D’ailleurs, plusieurs artistes renommés s’y sont installés et on les comprend ! D’autant plus que Monjustin possède des ruines superbes et imposantes, passionnantes autant que mystérieuses, vestiges parait-il d’une église du 16ème siècle. Sans oublier ces remparts, dont il faut absolument faire le tour à pied avant de s’arrêter un moment pour contempler le paysage : oliviers et cyprès, vignes et lavandes, merveilleuse campagne tranquille, doux vallonnements de plaines cultivées bordées de haies sombres… Au nord, le pays de Forcalquier avec Reillanne au premier plan, au sud, les montagnes du Luberon, composées des vallées de l’Aiguebelle et de l’Encrême. La Provence dans toute sa splendeur : même les plus blasés s’en souviendront !

Qui repose à Montjustin ? Bien des raisons d’aller découvrir le cimetière de ce village provençal de moins de cinquante habitants tant il recèle de célébrités qu’attirèrent sa lumière, son histoire et sa paix. D’abord, celui que son biographe, Pïerre Assouline, qualifia d’Oeil du siècle, le photographe (mais aussi dessinateur) Henri Cartier-Bresson (1908-2004) qui acheva sa longue existence dans sa maison de Montjustin. Auprès de lui, sous une stèle aussi modeste que la sienne, repose sa dernière épouse, la photographe belge Martine Franck (1938-2012). Autre couple franco-belge, celui formé par les poètes Jean Mogin (1921-1986), fils de Norge, et Lucienne Desnoues (1921-2004), cette dernière étant décédée au même moment qu’Henri Cartier-Bresson. Dans ce même petit enclos se découvre la tombe du musicologue et écrivain Pierre Citron (1919-2010) et de son épouse, l’historienne Suzanne Citron (1922-2018). Enfin, le peintre d’origine italienne Serge Fiorio (1911-2011), qui faillit être centenaire, complète le tableau.

En longeant le cimetière, un chemin qui évolue dans les bois de chênes et bientôt dans les sous-bois humides ; Nous baptisons de remarquables, plusieurs arbres géants aux formes tourmentées, qui ont bien du mal à rentrer sur la photo. Long Roux, un vaste hangar couvert devait servir à mettre le blé à l’abri de l’humidité, quoi qu’exposé au grand air, et même à le battre.

Bientôt nous retrouvons la route qui passe devant la Bastide Neuve, très ancienne propriété déjà recensée sous ce nom sur la carte de Cassini. Curieux mais esthétiques ces parements de pierre claire qui protègent ou décorent les arbres de la propriété. Nous retrouvons notre chemin du retour qui nous ramène vers Montjustin par les crêtes.

Après une longue attente à Montjustin où nous devions tirer les rois au bistrot de pays, nous décidons de venir à Reillanne pour trouver un lieu d’accueil.  C’est au bar de la place que nous fûmes accueillis avec chaleur pour déguster nos gâteaux accompagnés d’une agréable boisson le tout offert par l’association, 

 

Balade fort ZEN : longueur 7 kms – dénivelé 260 m – 26 marcheurs et 27 au petit goûter.

 

 

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