Marche Nordique – VILLEDIEU CHAPELLE STE MARIE MADELEINE

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JEUDI 29 JANVIER – ACTIVITE MARCHE NORDIQUE (+ photo)

Enfin le grand ciel bleu mais  l’eau ruisselle partout.
Annie, Dani, Christian, Yvonne, Bruno, Nanou (6)  ce matin, certains à l’essai.
Echauffement, traversée de ruisseau avant de rejoindre la piste menant à la Tour de Porchères ou nous faisons quelques exercices de tonicité musculaire et une petite visite de la Chapelle dont la porte n’est pas verrouillée. Nanou en teste l’acoustique…+++ !
Nous repartons vers le » champ des blocs »   et autres gros troncs qui nous permettent un petit parcours technique nécessitant de vraiment utiliser nos bâtons  et destiné à prendre confiance dans nos appuis et notre équilibre.
Retour via les bories, la carrière puis les bonnes pistes jusqu’aux véhicules.
Un petit 4.55 km et 90 m de dénivelé aujourd’hui.

RANDO ZEN – après midi du jeudi 29 janvier 2026

VILLEDIEU CHAPELLE STE MARIE MADELEINE 29-01-2026

Il existait autrefois un castrum de Villadei avec une église mentionnée en 1274 desservie par un chapelain, « ecclesia et capellanus de Villa Dei, placée sous la titulare de sainte Madeleine ». Elle desservait les hameaux du Rousset, de la Fuste, de Ville-Dieu, des Chabrans, de Saint-Laurent, des Borels et des Bessons.

Au Moyen Âge, Le Bars (signalé au début du XIe siècle dans les chartes) et Villedieu (également signalé dès 1037) formaient deux communautés indépendantes. Leurs églises paroissiales, toutes deux sous l’invocation de Sainte-Madeleine, avaient aussi été données à l’abbaye de Cluny au début du XI °. Ces deux communautés, qui comptaient respectivement 14 et 31 feux en 1315, sont fortement dépeuplées par la crise du XIV ° (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexées par celle de Valensole au XV °. L’église paroissiale de Villedieu est sous la même titulature que celle de Bars, B. M. Magdalenae de Villa Dia comme le mentionne Bartel. Elle dessert les hameaux du Rousset, de la Fuste, de Ville-Dieu, des Chabrans, de Saint-Laurent, des Borels et des Bessons  ; le Rousset abrite un château et se trouve sur la commune de Gréoux-les-Bains. L’église, aujourd’hui chapelle, est décrite par plusieurs auteurs qui la datent du XIe siècle, du premier âge roman. C’est un très bel édifice, situé en plein champ, accompagné du cimetière. La chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Villedieu, située dans les Alpes-de-Haute-Provence, est un édifice chargé d’histoire et empreint de spiritualité. Bien que moins connue que d’autres sites historiques de la région, cette chapelle représente un patrimoine religieux et architectural précieux, reflétant les traditions et l’histoire locales.

Érigée au XVIIe siècle, la chapelle Sainte-Marie-Madeleine se distingue par son architecture sobre et élégante, typique des édifices religieux de cette période en Provence. Sa construction a été motivée par la volonté de la communauté locale de disposer d’un lieu de culte dédié à Marie Madeleine, figure biblique centrale, symbole de repentance et de dévotion.

Ce qui rend la chapelle Sainte-Marie-Madeleine particulièrement remarquable, c’est son emplacement exceptionnel. Nichée au cœur des paysages provençaux, elle offre un cadre paisible et inspirant, propice à la méditation et au recueillement. La chapelle est également connue pour ses fresques intérieures, œuvres d’art délicates qui ornent ses murs et qui témoignent du savoir-faire artistique de l’époque.

Villedieu a été dépeuplée par la peste au XIVe siècle et son territoire a été annexé à celui de Valensole. La chapelle, elle, est datée du XIe siècle, du premier âge roman, par plusieurs auteurs. Elle fut peut-être reconstruite, bâtie sur une villa gallo-romaine du Ve siècle, comme en témoigne le mur en galets subsistant dans les soubassements où une crypte ossuaire a été découverte.

L’emplacement était bien situé sur une draye qui conduisait les troupeaux vers l’estive et pas loin d’un pont-péage de Valensole édifié au XIIIe siècle, qui existe toujours, sur le ruisseau voisin ce qui amenait les bergers à faire chômer leurs bêtes autour de la chapelle non loin des nombreuses sources qui sourdent au pied du plateau tout proche.

Le monument est de dimensions modestes avec une nef de 14 m x 5 m et une abside en cul-de-four de 2 m 30 de profondeur. La porte actuelle ne serait pas antérieure au XVème siècle, l’accès se faisant auparavant par une ouverture dite « porte des morts » qui ouvrait sur le cimetière attenant. Petit à petit, la chapelle a connu l’oubli et le temps a fait son œuvre destructrice.

En 1986, les riverains ont pris conscience du mauvais état du monument et ont formulé le projet de le restaurer. Dès lors, l’association des Chemins de Villedieu a fait revivre le lieu. Les volontaires se sont succédé depuis les scouts jusqu’aux jeunes des quartiers, mais aussi tous les habitants qui ont entrepris des travaux qui auront duré 12 ans. Les autorités municipales et départementales ont contribué à la réalisation : les murs de galets ont été décroutés et recrépis, le plafond et le toit refaits, le carrelage remplacé, l’électricité installée… La plate-forme a été aménagée et le chemin d’accès a été rendu carrossable ; la cloche dérobée est même revenue par miracle.

En 1998, une célébration avec les prêtres de Manosque et Mgr Loiseau, évêque de Digne, marquait la fin des travaux dans une église rendue au culte. L’autel avait été remplacé et Claude Roux, artiste valensolais, avait décoré en 1998, l’abside avec une fresque à l’honneur du pastoralisme provençal où « le bon pasteur » illumine les visages des bergers qui ressemblent, paraît-il, à de purs Valensolais alors que sa Sainte Madeleine se niche dans l’emplacement de l’ancienne porte. Gilles Martinez, sculpteur pierreverdant, a taillé dans le marbre une magnifique statue de Marie-Madeleine.

Pour trouver les fonds nécessaires aux actions de rénovation les Chemins de Villedieu n’ont pas ménagé la partie festive de leur programme. Pendant toutes ces années, concerts, représentations théâtrales, contes à l’époque des Oralies, brocantes, expositions, lotos ont apporté un support financier indispensable.

Actuellement, l’association continue à faire vivre la chapelle Sainte-Madeleine avec des concerts, comme dernièrement avec le groupe Aragorn qui a fait résonner ses musiques celto-médiévales.

Située à 20 km du centre de Valensole (dont elle fait pourtant partie) à l’image du hameau du Bars, la chapelle de Villedieu nichée au cœur des virevoltants virages de la vieille route reliant Manosque à Oraison, ne manque jamais d’attirer le regard. Car tout est harmonie dans ce paysage en rondeurs, où même le petit cimetière jouxtant la chapelle sait être parfois un moment de paix et de repos spirituel pour l’automobiliste de passage. En effet, restaurée à l’initiative de Simone et Guy Girard, à la fin des années 80, par une escouade de bénévoles et de scouts, la petite chapelle décorée par le peintre grysélien Claude Roux est devenue aujourd’hui une préoccupation majeure pour les habitants des hameaux voisins, et certains Manosquins y ayant des attaches.

Nous sommes 5 au départ de cette escapade de la chapelle nous rejoignons le vallon du fer qui se trouve encaissé mais qui a son charme si nous l’avions poursuivi jusqu’au bout nous serions arrivés à Valensole. Nous avons donc bifurqué par la droite sur une montée un peu raide et caillouteuse pour atteindre le jas du Foy un lieudit d’où l’on domine Lure les rochers de Volx et les Alpes très enneigées, la roche Amère. Ce plateau traversé nous repartons vers la droite sur un beau chemin pour revenir à notre chapelle restant en hauteur nous avons de beau point de vue sur lure, lurs, le mont ‘Or. Une descente et nous revoilà à notre point de départ, la fraîcheur se ressent nous prenons un petit goûter au pied de la chapelle, nous profitons du dernier rayon de soleil, Christine nous a gâté avec de très bons macarons fait par sa fille merci à elle.

Le hameau de Villedieu est situé à l’ouest de la commune côtoyant la rive gauche de la Durance. Son territoire formait le castrum de Villadei cité en même temps que celui de Bars avec également une église mentionnée en 1274 desservie par un chapelain, ecclesie et capellanus de Villa Dei. L’ensemble était sous l’autorité des moines clunisiens de Valensole. Villedieu est déjà nommé le 26 mai 1037 sous la forme de Diliada, quand Guillaume, comte de Provence, donne et même rend à Cluny ce qui était de la possession de saint Mayeul, dans le diocèse de Riez. Ce sont les villa Diliada et de Septem Fontes. Si Diliada correspond à Villedieu, Sept Fonts pourrait être représenté par le toponyme l’Ubac de la Font Sainte, quartier situé à proximité du hameau de Bauquière signalé par la carte IGN 4. Il est mentionné par Cassini sous sa forme originelle Font Sant. Le territoire de Villedieu sera annexé à Valensole à la fin du XVe siècle. Le territoire de Sept Font avant d’être donné à Cluny dépendait depuis 1018 de l’abbaye Saint-Victor. C’est la comtesse de Provence Adelaïs qui fait don aux moines de la villa Septem Fontes dans le comté de Riez. Les confronts ne laissent aucun doute sur sa localisation .

Une belle après-midi bien remplie, nous avons marché 6 km 9 pour un dénivelé de 200 m.

Merci à tous, à bientôt.

Cathy D

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