LES BALCONS DE MANOSQUE

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LES BALCONS DE MANOSQUE

jeudi 2-10-2025

Le soleil était au rendez-vous pour ma première reprise d’animatrice dans les bois de la Thomassine. La Thomassine est un lieu dédié à la conservation de la biodiversité domestique afin d’accompagner la transition vers des modes de cultures moins polluants et une alimentation plus saine. Les modes de cultures sont conformes à l’Agriculture Biologique et les recherches effectuées sur les variétés en termes de résistances naturelles aux maladies permettent de limiter les traitements. En somme, sauvegarder les variétés anciennes, c’est préparer l’avenir !

Le site est marqué « Valeurs Parc naturel régional du Luberon »

Nous étions 5 dames armées de nos bâtons sur le parking de la maison de la biodiversité.

Le démarrage sur un sentier nous fait passer à côté d’une citerne et serpente et grimpe doucement alternant ombrages sous les chênes et passages au soleil.

Nous prenons le temps d’admirer le paysage vers les collines, nous arrivons sur une piste qui va nous faire faire le tour de la colline on voit le côté nord avec Lure. Nous passons non loin d’un mémorial de la Résistance. Arrivés au sommet un banc de bois nous attend pour déguster quelques chocolats et biscuits bien mérités. Après c’est la descente tranquille et tout le long du chemin une petite brise nous rafraîchit. Au passage un balai de sorcière nous interpelle. La Maladie du balai de sorcière est le nom de différentes maladies galligènes de plantes ligneuses, surtout des arbres. Elle se manifeste par la formation d’une abondante ramification agglomérée en boule dense ou informe, le plus souvent stérile et composée de feuilles sous-développées. Cette maladie est provoquée par des champignons (Fungi), des bactéries phytoplasmes, des plantes parasites ou plus rarement par des insectes mais elle peut aussi provenir d’une mutation interne. Quel que soit leur règne, les parasites ont pour point commun de provoquer chez leur hôte le développement incontrôlé de bourgeons axillaires dormant.s

Vraiment le temps idéal. Arrivés presque en bas nous dénichons le chemin qui doit nous mener jusqu’à 2 aqueducs anciens, là de rando zen nous passons à rando aventure. Il faut suivre la clôture électrique (sans électricité) pour descendre jusqu’à ces aqueducs. Mais pourquoi remonter ? on va suivre la clôture jusqu’au bout elle devrait nous ramener à la maison de la biodiversité.

Bonne pioche du coup nous traversons tout le parc superbement arboré qui nous rappelle le domaine de Charance en plus petit.

Nous avons pris le temps, nous avons pris l’air tout le monde est ravi.

Nous avons marché tranquillement nos 7 km et fait un dénivelé de 270 m.

A bientôt Christine.

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L’eau de la Thomassine distante de 3500 mètres du Soubeyran, fit l’objet de toutes les attentions dès 1500. Ce site compte trois mines d’eau :

–  La Thomassine en 2 branches dont le premier captage pour alimenter la ville remonte à 1554 appelée alors source des Maurels ou Maureaux ou Moreaux, augmenté d’une deuxième branche en 1770 et reprise en 1928,

–  Château Briant, premier captage au XIXème siècle,1880 bien que sulfureuse

–  Saint Antoine au XXème siècle, 1928.

L’eau de La Thomassine fut dirigée vers la ville par un caniveau semblable à celui de la source de Gaude en passant par le « Pas de Laugier ». Un petit jalon appaumé borde encore son passage.

« En 1552, l’eau de la source des Moreaux arrive aux fontaines de la ville ».

En 1948 fut construit un grand bassin tampon, couvert, de 1200 m3 encore visible aujourd’hui.

Elle se raccordait à l’eau de Gaude avant Le Soubeyran.

La première difficulté fut le franchissement du rìou de Val Joannis : deux ponts-aqueducs furent ainsi construits, un au début du XVIes, repris en 1719, et un autre de remplacement en 1853.

La deuxième difficulté fut le passage sur les pentes très instables, à l’ouest de Saint Michel l’Aiguille.

Elle ne fut résolue que très tard en contournant les éboulements de terrain, en restant rive droite du Rìou et par la réalisation d’un siphon plus en aval, en 1882, repris en 1930 et la pose d’une canalisation en fonte en remplacement des lauzes et des bournèous, (manchons en terre cuite vernissée intérieurement) et un peu plus tard par des canalisations en plastique noir, du « plymouth »

Les ponts-aqueducs abandonnés menacent ruine aujourd’hui.

Si vous voulez voir la date portée sur la clé de voûte du pont aval, de 1719, soyez prudents. Ne vous en approchez pas trop.

Impressionnant.

Il aurait été judicieux, pour leur conservation qu’une arase soit posée au sommet des murs pour stopper l’érosion…

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