LES 7 LACS BEAUMONT DE PERTUIS

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LES 7 LACS BEAUMONT DE PERTUIS 7-05-2026  

 

Petite escapade au milieu de zones humides, c’est le moment avec la pluie que nous venons d’avoir. Aujourd’hui le soleil est revenu profitons de ce bel après-midi.

Nous sommes 8 pour découvrir cet endroit particulièrement intéressant pour qui aime l’eau.

Sept lacs créés de toutes pièces au bord de la Durance. On les doit en fait à la construction du barrage hydroélectrique de Cadarache dans les années 60, destiné à produire de l’électricité, irrigué les cultures, alimenter les villes en eau et réguler le débit. Et in fine, qui a engendré cette zone atypique qui fait le bonheur de la faune ; mais aussi des habitants et autres touristes qui, aux beaux jours, profitent des joies de la balade comme celle de la baignade.

Classée Natura 2000, la réserve s’avère particulièrement intéressante pour l’avifaune. Ses différents lacs révèlent en effet des « états » d’eau qui varient de l’un à l’autre. Quant aux étendues de galets et marais qui cohabitent sur les 45 hectares du site, ils favorisent autant la nidification de certaines espèces que l’hivernage, sans évoquer sa position sur la route de migration des oiseaux. Aussi, il n’est pas surprenant de voir au-dessus de vos têtes un héron pourpre, un grand cormoran ou encore une cigogne donner quelques coups d’ailes.

Pour les humains que nous sommes, ce sont bien sûr les eaux d’une incroyable couleur turquoise, les rives où se poser pour flemmarder ou casser la croûte et les sentiers pour se dégourdir les jambes qui incitent à mettre le cap sur ces lacs confidentiels pour beaucoup mais pris forcément d’assaut par les locaux dès que la température grimpe un tantinet.

Très vite le premier lac se présente sur notre droite. On le remonte sur une centaine de mètres avant de bifurquer sur la droite pour cheminer entre les diverses étendues. La végétation est un mixte de zones sèche et humide. On y retrouve des genêts, des aubépines, diverses espèces d’orchidées, du genévrier ou encore des peupliers. Quant à l’eau, elle est carrément bluffante. Par sa limpidité comme sa couleur. Digne des Tropiques. Face à de telles piscines, l’envie irrépressible d’effectuer un plongeon en titillera plus d’un.

En attendant, nous poursuivons la prospection des lieux, qui dévoilent des portions de rivages colonisés par des roseaux. Sur les flots en revanche, foulques et nettes rousses s’en donnent à cœur joie. « La LPO a répertorié quelque 50 oiseaux sur la zone, annonce notre guide, précisant, « chaque lac possède sa spécificité qui ne se voit pas à l’œil nu mais qui a son importance pour les espèces présentes ici. » Témoin : la 5e étendue d’eau vers laquelle on se dirige, en longeant un immense champ sur notre droite. Surnommé « le lac de pêche », on peut s’adonner à loisir à cette activité – à condition d’avoir un permis – avec l’espoir de taquiner des carpeaux, brochets ou encore des truites. Il y a même des tortues.

À ce stade, la végétation se veut beaucoup plus fournie. À tel point, qu’on aura un mal fou à apercevoir l’eau tant la roselière est dense. En revanche, en élevant le regard, on distinguera au loin le château de Cadarache – restauré et transformé par le CEA en hôtellerie d’accueil pour les travailleurs extérieurs venus en stage au Centre d’Études Nucléaires – et l’une des 3 chapelles qui a résisté au temps et à l’histoire. Rappelez-vous nous avons fait une rando là bas nous avons vu les 7 lacs de la chapelle St Michel. Notre retour en contournant le 2ème lac pour retrouver nos voitures. Une petite rando sans difficulté, nous avons marché 4 kms 5 et fait 45 m de dénivelé. Merci à tous d’être présent. A bientôt

Cathy D.

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