LE TOUR DU VERNET

Classé dans : Randonnées | 0

LE TOUR DU VERNET 3-06-2025

Nous nous retrouvons 21 aux Mées, les attentes aux feux tricolores, les rentrées d’école et les travaux, nous sommes un peu en retard sur l’horaire prévu, nous traversons Digne sans trop de difficulté. Le col du Labouret 1240 m, enfin ! Nous pouvons démarrer notre marche dans la fraîcheur des sous-boi,s la forêt est magnifique.  Nous partons à la découverte des travaux de reboisement effectués à la fin du XIXe siècle à l’initiative du forestier Prosper Demontzey. Un monument à Prosper Demontzey, qui dirigea à partir de 1863 les travaux de reboisement de ce secteur est présent au col. Depuis le parc, le sentier traverse une forêt complètement artificielle qui n’existait pas il y a encore 200 ans.

Histoire

Le Labouret : des robines à la forêt

En 1860, le Labouret possédait une notoriété toute spéciale due aux ravages occasionnés par ses coulées de boues. Pour faire face à cette érosion générale dans les montagnes et aux inondations en plaine en contrebas, un important programme de travaux d’utilité publique est adopté et confié à l’administration forestière. C’est dans ce contexte qu’est entreprise en 1862 la correction du torrent du Labouret et le reboisement des zones dénudées autour du col. Les premiers semis de pins sylvestres, de pins noirs et de cèdres directement sur le sol nu sont un échec. Puis l’on essaie la plantation de « Bauche », graminée locale, qui réussit remarquablement et permet alors le semis d’autres espèces herbacées. Entretemps, la construction d’une succession de barrages dans les ravins stabilise les berges. On reboise ensuite par plantation et, au bout de 20 ans, les grands versants jadis noirs, instables et désolés sont couverts d’essences forestières feuillues et résineuses et de broussailles de toutes sortes.

Nous poursuivons notre sentier qui monte légèrement et descend pareillement, traversant petit ruisseau, longeant des prairies riches en fleurs de toutes sortes, le Blayeul à notre gauche, la montagne du grand Ubac à notre droite, le décor est de toute beauté. Soudain un imprévu, un jeune cervidé s’est pris les cornes dans un filet. Vite, nos sauveteurs ont mis tout en œuvre pour délivrer cette pauvre bête de son carcan. Mission accomplie, un peu affaiblie, notre cervidé a repris ses esprits et s’est empressé de retrouver sa montagne. Nous repartons vers le Haut Vernet, petit détour vers la chapelle St Pancrace perdue au milieu de la verdure, le village apparait situé sur un vaste plateau d’altitude 1300 m, au pied d’un majestueux cirque de montagnes (dont un sommet culmine à 2800m), Le Haut-Vernet était un heureux village, 300 jours de soleil par an ! – entouré de vastes prairies verdoyantes le Vernet possède une richesse botanique exceptionnelle. Nous prenons soin de le visiter dans tous ses détails. Nous continuons notre chemin tout en descente vers le Vernet bas, nous traversons le Bès par un petit pont couvert. Le Bès est un cours d’eau d’une longueur de 38,8 kms des Alpes-de-Haute-Provence et un affluent de rive droite de la Bléone, donc un sous-affluent du Rhône par la Durance. Il prend sa source dans les alpages de Couloubroux, hameau de la commune de Seyne les Alpes, dans les contreforts de Rocheclose et du Col des Têtes.

Le restaurant du moulin nous accueille chaleureusement, un super et bon repas nous y attend.  Nous ne sommes pas déçus, mais il faut repartis un peu lourd, il va falloir digérer. Nous retraversons uotre petit pont, traversons Le Vernet en direction du petit cimetière, lieu de recueillement du tragique accident, moment fort émouvant pour tout le monde.

Il faut penser au retour, nous empruntons un chemin assez plat le long du cours d’eau toujours des fleurs et des fleurs partout. De l’ail des ours à foison, certain en ont fait la provision. Puis le chemin va reprendre de la hauteur pour regagner nos véhicules que nous retrouvons avec bonheur.

Le col du Labouret marque la limite entre architecture de haute montagne, à couverture de bardeaux, qui ont été remplacés par la lauze, et architecture provençale, à couverture de tuiles.

Nous avons marché 13 kms pour un dénivelé de 320 m. Une randonnée pleine de découverte tout en douceur, encore une randonnée magnifique riche en couleur et en odeur. Merci Irénée pour cette journée épatante.

Voir les Photos

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.