LE DOMAINE DE CHARANCE
24-06-2025
Bonjour à tous,
Un peu d’autoroute et nous arrivons au domaine de Charance situé à 1000m d’altitude sur les hauteurs de Gap, nous ne sommes pas nombreux, 6 seulement ont osé le déplacement. La température est juste comme il faut. Quel bonheur de respirer l’air pur et frais, cela nous change de la forte chaleur de notre région.
Nous partons du pré de la danse en direction de la piste des écureuils. C’est une grenouille qui nous indique le chemin. Nous serpentons tranquillement au milieu de cours d’eau qui dévalent la montagne en petite cascade, le décor est merveilleux, de grands arbres font barrières au soleil, il fait doux sous ses ombrages. Au fur et à mesure que nous nous élevons nous découvrons des sculptures amusantes sur les arbres, dispersées tout au long de notre ascension. Des fleurs différentes de notre milieu de part et d’autre du chemin qui prend de l’altitude. Nous traversons le canal de Gap.
Le canal de Gap est un canal qui capte l’eau du Drac dans le haut-Champsaur et l’amène dans le bassin gapençais, où elle sert principalement à alimenter en eau potable la ville de Gap. Chaque année, ce sont environ 2 200 000 m3 d’eau qui sont livrés à la ville de Gap pour une finalité de consommation humaine. Les transferts d’eau du bassin du Drac vers le bassin de la Durance sont très anciens. Ils répondent au déficit de la ressource du bassin Gapençais. D’après les chiffres donnés par l’administration lorsque le canal fût terminé, les dépenses se seraient élevées à 10 000 000 francs, soit près de 2 milliards de notre monnaie actuelle.
Mr GARNIER avait englouti, dans cette affaire la fortune de sa femme, de la veuve et des enfants de son frère. D’autres membres de la famille étaient aussi au nombre de ses créanciers. Sur requête des bailleurs de fonds du canal, son hôtel de Paris, les biens de sa femme ont été vendus à l’encan, ses appointements ont été frappés de saisie. Il est mort dans la misère sans que s’en inquiètent un seul instant, ni l’administration, ni les arrosant dont il avait assuré la richesse.
Ceci mis à part nous passons sur ce canal sans en connaitre l’histoire, nous aurions peut-être eu une pensée pour ce pauvre Mr Garnier, et continuons notre ascension sur un sentier plus étroit grimpant un peu plus pour parvenir au belvédère du Rochasson d’où la vue est imprenable et grandiose sur toutes les Alpes du sud, une halte bien méritée. Nous repartons pour grimper encore un peu et prendre notre déjeuner. Un autre belvédère nous en montre un peu plus vers le Champsaur, le vieux Chaillol et les massifs de Merlette. 3 pas en-dessous nous décidons de nous poser pour le déjeuner. Que nous étions bien, nous ne serions pas repartis. Malheureusement il faut redescendre, au début par le même chemin qu’à l’aller, puis bifurcation en direction de l’écluse de l’œuf, ouvrage de forme atypique récoltant les eaux des ruisseaux environnants le long du canal de Gap. Nous continuons notre descente en direction de la nouvelle roseraie, une collection unique de 600 variétés de rosiers anciens. Malheureusement elle est fermée, elle ne rouvrira que l’année prochaine. Direction vers le château, que Jacky ne cesse de demander, enfin nous y arrivons, des panneaux explicatifs nous content l’histoire au fil des siècles de ce domaine. A 4 km de la ville de Gap, adossé à la montagne éponyme, le Domaine de Charance domine le Val de Durance et les paysages du gapençais. Entièrement dédié à la sauvegarde et à la connaissance du patrimoine végétal alpin, il abrite le siège du Conservatoire Botanique et du Parc National des Écrins.
Aménagé, paysagé, réorganisé au fil du temps, le site a conservé tous ses charmes offrant aux promeneurs, aux rêveurs solitaires ou joyeuses tribus, de belles heures de nature. Incontournable, la visite des jardins en terrasses est un enchantement. Inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques, ces « Jardins remarquables » reflètent la richesse de la biodiversité locale.
Nous repartons en direction des voitures par un chemin très ombragé plein de charme longeant les étangs. Surprise « le camp de base », buvette et petite restauration est ouverte, nous décidons de nous rafraichir avec un jus de pomme pétillant délicieux. La route du retour nous attend, finalement nous arrivons à une heure très raisonnable.
Nous avons marché 9 kms 7 pour un dénivelé de 360 m, grimpé à 1369 m d’altitude. Une randonnée magnifique, très agréable et pleine de découvertes, c’est un lieu unique dans les Alpes du Sud pour découvrir et admirer la Nature. Je remercie mes accompagnants du jour qui ont pu faire cette sortie au grand air et en avaler un gros bol.
Je souhaite à tout le monde de passer de très bonnes vacances.

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