HAMEAUX ET GARRIGUES DE PIERRERUE – SIGONCE ET LURS

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Pour cette sortie nous sommes 27, une belle troupe pour cheminer dans cette belle campagne autour de Lurs.  le « plateau » de Lurs, sous le village, qui s’incline en pente douce vers le Lauzon.Il prend sa source au pied de la montagne de Lure sur la commune de Montlaux puis se jette entre La Brillanne et Villeneuve dans la Durance. La longueur de son cours d’eau est de 25,2 km. Le cours du Lauzon qui sinue à l’extrémité de la plaine est peu visible, mais son passage est signalé par des alignements de peupliers et de saules qui forment des hauts écrans fins et souvent transparents. Il abrite des micro-espaces aux ambiances singulières, bancs de graviers et de sables, milieux rocailleux, pelouses, qui sont découverts de façon fugitive aux abords même du cours d’eau. Le Lauzon crée sur son passage une coupure entre la plaine en rive gauche et les collines de la rive droite dont les vallonnements d’orientation Est-Ouest séparent entre eux une succession de petits vallons en doigts de gants sur l’axe principal du ruisseau. Cette zone vallonnée abrite des terroirs agricoles de petite dimension, qui exploitent soit les fonds de vallons, soit les plateaux.

Les paysages agricoles sont variés et pittoresques, accompagnés d’une végétation abondante et ponctués de quelques constructions isolées anciennes. Ainsi tout en suivant ce cours d’eau tranquille, vous avez gagné les hauteurs autour de  SIgonce, paysage tourmenté, qui n’a pas toujours été ainsi. 

ce n’était jadis qu’une vaste et belle forêt, dont les Bénédictins Clunistes commencèrent le défrichement, sur la fin du 9°s. les religieux attirèrent des habitants auprès de leur monastère, de là l’origine du village. Vers l’an 1550, les religieux abandonnèrent leur maison de Sigonce, pour s’établir sur la montagne de Ganagobie.  Depuis le Moyen Âge, et durant de longues décennies, Sigonce fut un village essentiellement rural. Puis durant 125 ans la mine a réglé la vie du village, suite à une ordonnance du roi Louis-Philippe qui commande l’ouverture de concessions minières, notre commune change de visage et d’orientation. À la même époque cinq fours à chaux artisanaux disséminés sur la commune vont profiter du charbon extrait des mines de Sigonce.  Pour une rentabilité maximum, la nouvelle société va essayer de regrouper toute la structure minière au bas du village, afin d’avoir un seul puits d’exploitation d’où partiront toutes les galeries qui conduiront à la recherche de nouvelles couches plus ou moins importantes.

Il y a eu à cette époque deux principales orientations :

2km 500 environ vers Pavoux-Forcalquier en passant par les anciennes exploitations de la Chapelle, 

2km environ direction Lurs.

Le déclin :

Au fil des ans, les gros clients comme St Auban qui se tourne vers le fuel, l’usine de Ste Tulle vers l’hydraulique, il n’y a vraiment plus de clients sérieux pour la mine et les débouchés manquant, les actionnaires stéphanois n’investissent plus, et la rentabilité s’amenuise. Tous ces problèmes seront résolus par la fermeture officielle de la mine le 31 décembre 1960.

Aujourd’hui, lorsqu’on passe à Sigonce, on ne se doute pas que ce petit village de Haute-Provence fut, durant plus d’un siècle un village industriel par excellence, Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Sigonce. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné au marché de Forcalquier et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée.

Puis comme le dit la chanson « De ci, delà, Cahin, caha, Va ! chemine, va ! trottine » vous êtes arrivés à l’heure du repas, le lieu choisi, magnifique point de vue face aux Alpes enneigées et ce superbe hameau de Pavoux, bien sûr,  la St Daniel a été arrosé, dégustation de la pompe délicieuse, bien réussie et surtout très généreuse de Christine, on n’en loupe pas une pour faire la fête comme souvent. Nous repartons, nous passons pas loin des Tourettes, puis en dessous des Magnans,  pour arriver au beau pigeonnier de Monnesargues. Selon une vieille légende, le nom de Monnesargues, ou Maunessargues, serait la déformation de « Maures à l’aïgue » et rappellerait l’épisode de 973 lorsque Guillanme Leydet défit les Sarrasins et les précipita dans le Lauzon.

Au pont c’est la stupéfaction tant le Lauzon coule à flot et les cascades sont magnifiques. Au XIX°s, le Lauzon animait 22 moulins.

Hélas dans la nuit du 6 octobre 1960 l’imprévisible est arrivé !

« Le pont du Lauzon, direction Lurs, dont la hauteur de l’arche frôle les cinq mètres a menacé de s’écrouler car le bas de l’arche avait été sérieusement attaqué par les violents coups de boutoir du courant et les matériaux entraînés dans sa folle course bruyante et tourbillonnante. L’eau n’arrivait plus à passer sous le pont. Elle forçait pour passer sur la route. Le passage au moulin de Monnesargues était impossible car tout était inondé et l’eau revenait en amont car elle n’arrivait plus à passer dans l’entonnoir trop étroit des Roques. » 

La crue subite de la rivière du Lauzon qui a tout dévasté sur son passage a emporté plus de la moitié des installations des moulins. Depuis ce jour seul le moulin à huile a pu être sauvé et fonctionne normalement.

Ainsi vous avez découvert ce territoire de Lurs qui détient un record de qualité, il faut prendre le temps de repérer et d’apprécier ces témoignages d’une vie rurale maintenant lointaine. Une agréable randonnée, oui, belle journée – froide le matin – on reniflait … mais après au soleil il faisait très bon mais pas de quoi transpirer (Jacky).

Nous avons 17kms, dénivelé 360 m – temps 5 h 30.

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Moutarde comme engrais vert

Au passage vous avez eu l’étonnement de découvrir un champ d’une culture inhabituelle

[Avantages

Une croissance rapide qui étouffe les mauvaises herbes.

Capte efficacement l’azote.

Peu exigeante sur le type de sol.

Résiste au froid et aux légères gelées.

Désinfecte le sol en éliminant certains nématodes et champignons.

Fleurs mellifères.

Inconvénients

De la famille des Brassicacées. Ne pas cultiver avant ou après des légumes de cette même famille (choux, navets etc.).

La moutarde blanche est l’engrais vert par excellence :

Cette plante annuelle couvre-sol luttera efficacement contre les « mauvaises herbes » dans vos parcelles libres de culture. La moutarde piège les nitrates, lutte contre les nématodes (vers microscopiques se trouvant dans le sol), apporte beaucoup de matière organique et améliore la structure de votre sol. Son système racinaire est également très efficace pour permettre à l’eau et à l’air de rentrer dans votre sol.

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