GANAGOBIE

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SORTIE DU MARDI 5 OCTOBRE

GANAGOBIE

Nous étions 16 marcheurs qui avons démarré du pont Romain au-dessus du Bès- nous empruntons un petit sentier agréable qui petit à petit va nous faire grimper jusqu’à une piste qui serpente au-dessous du plateau de Ganagobie- nous serons admiratif devant les ruines d’une superbe bâtisse ayant appartenu à un certain Monticelli (voir ci-dessous quelques renseignements le concernant) 

 

 C’est ici, au milieu de cette nature méditerranéenne, dans une solitude grandiose que Monticelli dont les intensités chromatiques inspireront Van Gogh, vécut une enfance bas-alpine.

Les premiers pas :

Adolphe Monticelli est né le 14 octobre1824 à Marseille, à deux pas de la Canebière. Il fut déclaré à la mairie comme étant né de parents inconnus. C’est qu’il est un enfant naturel, né de l’amour, hors mariage. Pour des raisons de convention sociale et sauvegarder une pension donnée par son père qui aurait vu d’un mauvais œil son fils épouser une simple couturière, Thomas Monticelli mit secrètement son fils en nourrice à Ganagobie. Ce fut un fameux peintre et surtout un grand marcheur

 

Nos pas nous mèneront jusqu’au Prieuré en passant par dessous celui-ci et en longeant une belle falaise où se situe de beaux abris creusés dans la roche d’où coule une source et où sont encore existants de beaux bassins avec une végétation luxuriante

 

Arrivés sur le plateau, une cloche nous salue et nous allons jusqu’à la croix qui surplombe l’autoroute et la vallée de la Durance avec une vue superbe et dégagée

 

Nous poursuivons une légère, montée, pour arriver aux ruines de Ville Vieille 

 

 

Ville Vieille (castrum de Podio en 1206)

Ce village ne fut occupé que sporadiquement, d’abord vers l’an 1000, pendant les terribles guerres locales consécutives à l’effondrement de l’empire carolingien, puis de nouveau aux XIIe et XIIIe siècles, période faste du monastère.

A l’extrémité Nord du plateau, se trouvent les vestiges d’un village fortifié sur sa partie Sud et fermer le plateau d’Est en Ouest. Le reste du village etait naturellement protégé par les a-pics vertigineux limitant le plateau.

Cette muraille fait 120 m de long. A son extrémité Ouest se trouve une tour circulaire dont il reste la base. En son centre est érigé un donjon-porte. A sa droite à l’Est on peut voir une grande salle ressemblant à une chapelle. Il s’agit en fait de la salle des gardes (fin XIIe).

Du village qu’abritait cette imposante muraille, il ne reste presque rien, sinon quelques vestiges de caves voûtées et de bas de murs. Le reste n’est qu’amas de pierres moussues sous un épais couvert végétal.

A l’extrémité Nord/Ouest du village en bordure du plateau, se trouvait une tour de guet ronde offrant une vue à 180° de la montagne de Lure, en passant par la vallée de la Durance et jusqu’à l’extrémité Nord du plateau de Puimichel. Il n’en reste presque rien aujourd’hui. On trouve cependant deux petits cairns bâtis sur ses ruines.

 

Après une pause réparatrice et très conviviale (avec apéro et autres gâteries de nos guides du jour) ,nous repartons sur le plateau en direction du site « des meules »

 

Anciennes carrières de meules

Il y en a trois sur le plateau :
Une près de la fontaine aux oiseaux, une autre près de la chapelle Saint-Martin, et la plus grande au bout de l’allée de Forcalquier. Les meules que nous voyons ici, sont le résultat d’une extraction qui a échoué. Ce qui explique qu’elles soit encore en place.

Comment procédait t ‘on pour l’extraction de celles-ci ?

Elles étaient détourées au pic. Si leur épaisseur correspondait à ‘épaisseur du lit rocheux, elle étaient extraites à l’emporte-pièce. Sinon il fallait en décoller la face inférieure. On pratiquait alors à la base de la pierre des rainures dans lesquelles on enfonçait des coins de bois qui après arrosage gonflaient, ce qui suffisait souvent pour séparer la meule du sol.

On trouve au point haut des carrières un bassin muni d’une bonde pour l’écoulement.

Deux diamètres de meules était taillés ici. Des petites et des grandes.

 

Les petites étaient à vocation domestique pour moudre des céréales et du sel, les grandes, d’1m20 de diamètre et planes sur leurs deux faces, sont destinées à des moulins à huile.

 

Puis ce sera la descente vers notre point de départ où nous nous séparerons heureux après une bonne journée 

 

merci aux guides Renée, Nicole et Alain – à la prochaine 

 

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