JOURNEE DU MARDI 20 JANVIER 2026
ESPINOUSE ET LAGREMUSE
Mardi 20 janvier 2026, le soleil est avec nous ça fait plaisir de le revoir
Au départ des Ragots , le ton est tout de suite donné, ça monte!
ça tombe bien car il ne fait pas très chaud, mais pas loin de 2km de montée pour arriver à Espinouse
On s’arrête souvent pour admirer la vue qui augmente au fur et à mesure de notre ascension.
Le sol est encore un peu gelé pas de gadoue.
Espinouse débarrassé des ses épines , il y a surtout des genêts maintenant, c’est un joli petit village bien retapé et où il doit faire bon vivre
loin du bruit de la vallée de la Bléone. Un banc nous accueille pour la pause banane bien méritée.
Un petit tour au milieu de ces maisons et une visite au « château » dont il ne reste rien que le nom de la rue.
L’église aussi vaut le coup mais elle est en réfection.
Nous redescendons par la route jusqu’au col d’Espinouse et traçons vers la colline.
La terre est déjà un peu plus amoureuse mais la piste est agréable, on rentre dans les parcs à bestiaux sans en croiser un
et puis le silence malgré nos bavardages, les montagnes enneigées au loin, le paysage à perte de vue.
Nous commençons à avoir faim mais nous avons un peu traîné, enfin le coin pique nique est là au soleil.
Tellement bien qu’il y en a qui se sont endormis, le réveil est raide n’oublions pas nos bâtons et notre sac.
Maintenant c’est la descente il faut rejoindre la vallée avant de remonter sur Lagremuse.
Lagremuse est le nom donné ici aux petits lézards gris des murailles
Lagremuse est un village en ruine où survivent peut-être ces lézards l’été
Un château édifié au XV ème siècle avec une chapelle
quelques maisons
la commune naît le 19 mars 1790 à 10h (précise) mais ne vit qu’une centaine d’années car elle fusionne le 12 décembre 1887 avec le Chaffaut tout près.
Le village témoigne du terrible exode rural qui frappa les campagnes de Haute Provence au milieu du XIXème siècle.
Suite à l’interdiction de faire pâturer les troupeaux n’importe où, ce qui entraînait une érosion catastrophique et la déforestation.
C’est Prosper Demontzey qui fut l’artisan du reboisement et d’un autre côté de l’exode
Entre 1891 et 1898 il restait 60 habitants en 1914 il en resta 1.
Donc Lagremuse , ce qu’il en reste car cela s’amenuise d’année en année, était construit sur une éminence rocheuse composée d’un conglomérat
de poudingues de Valensole ( qu’on a rencontré tout le jour) et domine la Bléone et visionne les préalpes dignoises.
Tout ça pour dire qu’il a fallu en grimper 153 m pour y arriver
mais récompensés par du chocolat nous sommes repartis d’un bon pied pour retourner aux voitures.
12km500 et 550m de dénivelé une belle journée on a pris notre temps et on en a pris plein les yeux
merci à mes co marcheurs
christine
Le premier lien correspond à la sortie de hier :
Le second lien correspond à une autre sortie qui avait eu lieu quelques années auparavant :
Nous étions plus jeunes et surtout il y avait des personnes qui, hélàs, nous ont quittés (soit par décès ou qui ne marchent plus avec nous) : un peu de nostalgie !

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