CERESTE – LE NID D’AMOUR

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CERESTE – LE NID D’AMOUR

Jeudi 3 octobre 2019

Au pied du massif du Luberon, entre le pays de Forcalquier et le pays d’Apt, Céreste est un charmant village posé au milieu de paysages exceptionnels.

Nous nous sommes retrouvées 7 belles et jeunes filles pour cette randonnée du jeudi après-midi, un temps parfait pour cette petite balade de 8 kms, 160 m de dénivelé.

Après avoir visité une partie des lotissements de Céreste nous sommes arrivées au départ du chemin qui domine la RN 100. Chemin tout en balcon d’où nous pouvons voir Reillanne, Montjustin, Viens et St Martin de Castillon. Cheminant ainsi sur un agréable sentier ombragé nous sommes parvenues dans la plaine coté Vaucluse, l’imposant Luberon dans toute sa longueur jusqu’à Saignon était impréssionnant. Après avoir traversé le pont qui enjambe le Calavon nous avons pris un pris un petit sentier qui longe l’Encrême affluent du Calavon. De 10,5 km de long, l’Encrême prend source sur la commune de Montjustin, à 637 m d’altitude, dans la Réserve naturelle géologique du Luberon. Il coule globalement de l’est vers l’ouest.

Puis par l’ancienne voie ferrée à l’ouest de Céreste, qui reliait le pays de Forcalquier à la Vallée du Rhône, nous sommes remontées tranquillement par le Nid d’Amour situé à l’entrée des gorges de l’Encrême. C’est une jolie fontaine-citerne sous voûte de pierre alimentée par deux jaillissements du rocher. Une végétation presque tropicale tant elle est luxuriante, pleine d’aulnes, de peupliers, de trembles, de lierres géants, de lianes, dont la fraîcheur nous a fait mettre une petite laine. Une petite grimpette jusqu’à la porte fortifiée et nous revoilà dans le village, traversant avec plaisir les petites ruelles caladées de la partie médiévale du village, nous sommes passées devant quelques belles maisons en pierre des XV° et XVIII° et avons regagné nos voitures.

 

 

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Le train :

Le 1er mai 1863, une convention est signée entre le ministre secrétaire d’État au département de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée pour la concession à titre éventuel de la ligne d’embranchement d’Apt à la ligne d’Avignon à Gap, passant par Cheval-Blanc et Pertuis, en suivant la vallée de la Durance. Cette convention est approuvée par un décret impérial le 11 juin 18632. Cette ligne est déclarée d’utilité publique par décret impérial le 3 août 1867 qui fixe le point d’embranchement à Cavaillon.

Créée en 1857, la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) ouvre en 1877 cet embranchement à voie unique de Cavaillon à Apt, sous-préfecture du Vaucluse.

Un prolongement vers la vallée de la Durance est envisagé, mais ce projet de prolongement est tout d’abord rejeté par le conseil supérieur des Ponts et Chaussées. Il est repris par le plan Freycinet4, qui prévoit de relier au réseau toutes les sous-préfectures. Or Forcalquier, sous-préfecture des Basses-Alpes, n’est pas desservie. La loi du 17 juillet 1879 inscrit la réalisation d’une ligne Volx à Apt, avec embranchement sur Forcalquier. La loi n°10.273 du 13 janvier 1881 déclare d’utilité publique la construction d’une ligne allant d’Apt à la ligne de Forcalquier à Volx.  Vallée de l’Encrême, le Derrunaou[Quoi ?] à l’approche de Céreste l’emprise de la ligne est en partie réutilisée par la véloroute du Calavon. Le projet est, à terme, de relier Avignon à Volx.

 

 

 

Sur une carte postale ancienne datant de 1920 le train à vapeur arrive sur Céreste par la vallée de l’Encrême, à un endroit encaissé : elle est sous-titrée le derrunaou,   selon Un De Baumugnes, cela viendrait du verbe derruna qui veut dire s’écrouler, s’ébouler, rouler.

La section entre Apt et Saint-Maime – Dauphin, est concédée à titre définitif à la compagnie du PLM par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 26 mai 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant. La ligne et l’embranchement, tous deux à voie unique, sont mis en service le 25 octobre 1890. La ligne comporte quinze ouvrages d’art dans son trajet en Vaucluse, et dix-sept dans les Basses-Alpes.

L’ensemble est fermé aux trafics voyageurs le 2 octobre 1938. La section de Cavaillon à Apt est « coordonnée », le reste de la ligne est progressivement déclassé et déposé.

 

 

Une belle après-midi, merci d’être venues, et à une prochaine sortie.

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