ST PANTALEON CHEMINS DES VIEILLES PIERRES

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ST PANTALEON CHEMINS DES VIEILLES PIERRES

 MARDI 10-02-2026

Nous sommes 8, prions que le ciel reste Clément pour cette journée.  Nous partons de l’église, visite oblige de celle-ci. Le nom de Saint-Pantaléon provient d’un personnage de l’Église catholique, un médecin ayant soigné les malades au nom du Christ qui fut déclaré martyr et nommé patron des médecins. D’ailleurs, sur le blason du village figure le caducée. San Pantali, en provençal, Saint Pantaléon, plus petite commune du Vaucluse, 222 habitants, ⁹véritable trésor de pierres sèches. Ses 78 hectares n’ont rien à envier à l’histoire et aux richesses des villages les plus étendus. Ainsi, les stations des Roches et des Forans de même que le plateau de la Roque témoignent d’une présence datant du Néolithique. L’église romane à la configuration originale fût classée monument historique en 1907. Construit sur un rocher, cet édifice du XIe siècle composé de deux églises rattachées auxquelles fût adjointe une chapelle votive dédiée à l’épidémie de peste qui ravagea la Provence en 1720 présente à son chevet une nécropole de tombes rupestres creusées à même la roche. Les tombes rupestres datent du XIe ou du XIIe siècle, et plusieurs d’entre elles ont la taille de jeunes enfants. En effet l’église Saint-Pantaléon fait partie des « sanctuaires à répit », dans lesquels des enfants mort-nés reprenaient vie, dit-on, seulement le temps de leur baptême, avant leur mort définitive.

Un condensé des vestiges de la vie rurale et pastorale du pays. Cet itinéraire atypique, s’apparente à un labyrinthe au tracé sinueux. Les chemins empruntés sont souvent bordés de murs construits avec les Pierres sèches prélevées au sol pendant des siècles. Elles y ont également été utilisées pour élever de nombreuses bories. Ces cabanes de pierres sèches qui servaient au paysan, propriétaire d’une parcelle éloignée du village. Certaines sont placées sur l’itinéraire. Alors que d’autres, abandonnées ont plus ou moins été envahies par la végétation. Dans le Domaine de la Garrigue, nous avons pu y observer des constructions multiples élevées avec des pierres sèches.

Le temps semble rester tranquille, il y a presque du soleil. Nous montons vers les Firmins pour déambuler sur de beaux chemins ou parfois sur de petites sentes sans se perdre, tel un labyrinthe nous découvrons une multitude de bories, de formes et de tailles différentes. Certaines ont été restaurées et font partie de magnifiques résidences. Pour cette rando hors des sentiers balisés et parfois hors des sentiers (à travers la garrigue), l’utilisation d’un GPS est indispensable. Car si certaines bories sont au bord des sentiers, d’autres, cachées par la végétation, sont plus difficiles à trouver. (C’est le cas de la borie qui se trouve au lieu-dit  « Valori » et qui est une des plus grande de la région, au moins 25m de longueur). Hélas nous ne l’avons pas vu, la pluie s’ étant invitée au voyage, nous déjeunons rapidement, quelques gouttes nous font comprendre qu’il est temps de repartir et qu’il ne faut peut-être pas traîner, par prudence nous choisissons de revenir directement vers notre point de départ. La pluie plus intense nous fait apprécier notre prudence. Nous décidons de nous arrêter à  Céreste en Luberon pour boire une boisson chaude au petit magasin de biscuits très joliment décoré. Nous étions si bien que nous y sommes restés un certain temps. Ce couple de commerçant fort sympathique nous ont raconté leur histoire très intéressante.

Nous avons marché 7 kms, 200 m de dénivelé, pas de performance mais super journée avec une équipe du tonnerre malgré le mauvais temps. A bientôt avec du soleil.

Cathy D.

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