RANDO DU MARDI 3 FEVRIER 2026
LE PLATEAU DE LEVES VALENSOLE 3-02-2026
Qu’il est difficile par ce temps capricieux de prendre une décision, est-ce que nous partons tout de même ? Un peu de pluie annoncée dans l’après-midi. Allez, soyons courageux ce n’est pas quelques gouttes qui vont nous retenir. Depuis le parking de la mairie nous sommes 9 à nous diriger vers l’Est, nous suivons le ruisseau de Notre Dame, remontons à gauche la D6 puis nous prenons à droite le chemin de Saint-Claude, il y a des canaux d’irrigation partout qui arrose les jardins. Après quelques mètres nous prenons le chemin de l’adret de Notre Dame jusqu’à Monaco puis nous rejoignons la ferme de la Moutonne les chemins qui nous y conduisent sont très agréables. Nous traversons un petit bois de chêne vert qui nous amène vers une ferme en ruine Aubanet nous en faisons le tour cherchant la chapelle Notre-Dame des Blaches. C’est une chapelle en ruine citée par les cartes modernes près du hameau lui aussi ruiné d’Aubanet. Sur le cadastre napoléonien, il faut la placer à Jaubert situé immédiatement à l’ouest d’Aubanet. L’édifice est anciennement cité en 909 sous la forme d’une villa nomine Abia (ou Abiacum) cum ecclesia in honore Sanctae Mariae. JP Poly interprète Abia, Abiacum comme étant situé à Aubanet. L’église prend ensuite de nom de la B. Mariae de Blachiis, citée par Bartel . L’édifice est signalé en état par la carte de Cassini dans le Canton de Notre Dame. Déjà détruit en 1836 sur le cadastre napoléonien, il n’en reste que quelques pierres. Nous avons cherché ces quelques pierres sans rien trouver. Nous revenons vers la Moutonne que nous traversons pour remonter sur le plateau de léves, plateau dominant de part et d’autre des vallon de lavande ou de céréales, au loin les sommets enneigées de Moustiers Ste Marie, nous revenons vers valensole en marchant sur ce plateau. Au pied de chênes truffiers nous prenons notre repas au soleil, vin de citron, zézétes de Monique (elles sont excellentes) tuiles au chocolat de Martine, nous pouvons reprendre notre retour bien repus. Quelques moutons dans le ciel jouent à cachecache avec le soleil. Nous retrouvons notre chemin pris à l’aller, nous laissons nos sacs dans les voitures et profitons de visitez ce magnifique village plein de richesses. Valensole, la “vallée du soleil” est le village qui a donné son nom au plateau. Le village préserve ce patrimoine architectural exceptionnel, tout en offrant un cadre de vie agréable. Nous avons admirer l’église Saint-Blaise du XIIIème siècle ainsi que les fontaines et lavoirs dans le village. Le nom du village apparait pour la première fois dans des écrits en 909. À l’époque gallo-romaine, un village se situait à l’extrémité de la vallée dans le quartier d’Arlane. On y a retrouvé des fragments de colonnes et les ruines d’anciennes bâtisses occupant une vaste superficie. On y a aussi mis au jour des tombeaux. Ce village fut détruit par le feu, peut-être par une invasion barbare. Les habitants se retirèrent alors sur la colline voisine pour s’y fortifier. Plus tard, à la fin du Ier millénaire, les comtes de Provence possédaient la moitié de la terre de Valensole, tandis que l’autre moitié appartenait à des seigneurs. L’un d’eux mourut en laissant un fils unique, Mayeul (910 – 994). Après la mort de ses parents, il se retire à Mâcon ou il est fait chanoine puis archidiacre puis élu au siège d’évêque de Besançon. Pour se soustraire à la dignité épiscopale, il va secrètement s’enfermer au monastère de Cluny, dont il sera plus tard élu abbé. Mayeul en renonçant au monde avait cédé tous ses droits seigneuriaux dans Valensole au comte Guillaume Ier de Provence, ne se réservant que sa maison natale, et l’église du lieu, afin d’y établir une communauté de son ordre. En 990, le comte meurt et lègue à l’abbaye de Cluny le fief de Valensole, qui y installe un prieuré. L’ordre de Cluny devient dès lors seigneur en partie de cette ville. Appelé par Hugues Capet à réformer Saint-Denis, Mayeul s’éteint en route le 11 mai 994, au prieuré de Souvigny où il est enterré. Le roi prend en charge ses funérailles. Libérateur de la Provence grâce à la guerre menée en son nom contre les Sarrasins, il est « le premier abbé » de Cluny reconnu comme saint immédiatement après sa mort. Son culte fut l’un des plus importants du Moyen Âge et persista au Puy et à Souvigny jusqu’à la Révolution. Il est fêté le 11 mai. Au cœur de la Provence, le plateau de Valensole se dévoile comme une étendue infinie de splendeurs naturelles. À la croisée des horizons, cette terre baignée de soleil offre une expérience immersive où les champs de lavande ondulent sous la brise légère. À chaque saison, le plateau se transforme, offrant un spectacle unique d’une palette de couleurs qui enchante les visiteurs. Erigé à 590 mètres d’altitude sur plus de 800 km², la commune de Valensole et son plateau de près de 12.700 hectares est l’une des plus vastes communes de France. Depuis le plateau de Valensole, on peut découvrir toute la chaîne des Préalpes.
Le plateau de Valensole est bien plus qu’une destination touristique, c’est un hymne à la nature, à la culture, et à la tranquillité. Amateurs de paysages pittoresques, de randonnées inspirantes, ou de traditions provençales, ce plateau offre une expérience riche et inoubliable. Explorez, respirez, et laissez-vous charmer par la magie intemporelle du plateau de Valensole.
Nous retrouvons nos voitures, Christine nous a confectionné des crêpes, Christian a complété avec de la clairette et Josiane la confiture de châtaigne tout est parfait. La vie est belle, une ravissante journée bien remplie. Nous avons promené nos kways, ils étaient contents de sortir du placard. Nous avons marché 12 kms pour 230 m de dénivelé. Une Super journée pleine de partage, merci à tous, qui n’aurait pas été réussie sans votre présence. Quelle belle équipe nous formons ?
Cathy D

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