Jeudi matin – MARCHE NORDIQUE
Aujourd’hui, un départ à 9H et équipe très réduite mais toujours motivée, Yvonne, Christian et Caty …pour un circuit sur les hauteurs de St Martin les Eaux .
Atmosphère de printemps et marche ressourçante, que demander de plus ?
Un peu plus de 8 km et 250 M de D+ en terrain varié en compagnie d’un vautour, des corbeaux, du coucou et dans une douceur incroyable.
Crochet “souvenir” par le site de résistance de la ferme des Pellegrin, avant de retrouver la piste en balcon au-dessus de Geosel et ses vues sur les Alpes . Quelques étirements en arrivant au village pour terminer “ en souplesse”.
Attention, pas de séance la semaine prochaine 16 avril.
Nous nous retrouverons le jeudi 23 Mai pour une sortie longue avec pique-nique partagé pour ceux qui pourront. (Nous espérons un peu plus nombreux !)
Site à définir en fonction de la météo, des participants prévus, pas trop loin si les blessés veulent nous rejoindre….à suivre.
Bonne fin de semaine ! Caty K.
JEUDI APRES MIDI – RANDO ZEN LE ROCHER D’ONGLES
Petite balade pour découvrir cette colline en face du Rocher d’Ongles qui m’a toujours intrigué. Comme je suis très curieuse je vous emmène faire cette sortie. Elle permet de découvrir champs et petits bois par des chemins roulants et tranquilles. Nous sommes 10 pour marcher zen. Comme son nom l’indique, ce hameau de la commune d’Ongles est perché et collé à son « récif » à la manière des huîtres, tandis qu’il surplombe quantité de routes et chemins qui s’y rencontrent tout autour, ce qui laisse supposer que sa fonction de surveillance devait y être pour quelque chose, à témoins les restes d’un château sur la cime. Sur cette colline exista un Château d’Alliance qui, avec le petit fort du Rocher, contrôlait le carrefour des routes ; quelques tas de pierres en marquent l emplacement. Le ruisseau local s’est taillé une sorte de cluse dans une barre calcaire où se voient des sortes de cavernes qui pourraient n’être pas dues uniquement à des phénomènes karstiques. Il semble que quelques maisons anciennes soient dignes d’être vues. Nous grimpons sur le plateau boisé du Pré-Fourcat l’explication en langue provençale : zones de pâturages ou endroits où les chemins partent en fourche. Le parcours entre dans un bois qui se prolonge vers l’ouest sur la colline de Piébroux. Le sol de tout ce secteur a la particularité d’être acide, dans une région où le calcaire domine. Ainsi, on peut y rencontrer des arbres et plantes peu visibles habituellement, parmi lesquels : le pin maritime, haut, aux longues aiguilles et grands cônes, la bruyère à balais, grande, aux fleurs verdâtres et la petite callune aux fleurs roses. Erica scoparia, la bruyère à balais, brande ou encore bruyère mâle en Anjou, est une espèce de grand arbrisseau de la famille des Ericaceae, une bruyère pouvant atteindre près de 3 m de hauteur, à floraison verdâtre, de la zone atlantico-méditerranéenne. Elle pouvait servir à la fabrication de balais comme l’indiquent son épithète spécifique en latin et son nom vernaculaire, de petits abris agricoles appelés loges et est encore utilisée aujourd’hui pour la confection de panneaux de clôture. Nous y rencontrons le chêne pubescent qui est le plus répandu en Provence ; essence méditerranéenne, il apprécie les sols calcaires, la lumière et la chaleur. Pouvant être deux fois plus grand (45 m), le chêne sessile (ou rouvre), peut pousser, lui, sur sols acides et supporte moins bien les fortes chaleurs. On le trouve ici dans les bois où le sol est sableux. Tous deux ont un pédoncule quasi inexistant : leurs glands se rattachent aux rameaux. La face inférieure des feuilles les différencie : elle est poilue chez le premier. Il règne un silence profond en sous-bois, un dépaysement total, chênaies et pinèdes donnent aux paysages une beauté sauvage. Le chemin est un peu défoncé mais aucun dénivelé nous rend la marche difficile, au passage un bois très dévasté par la maladie des pins. Le nématode du pin est un ver microscopique qui attaque certains conifères, essentiellement des pins. Une fois entrés dans les arbres et quand les conditions leurs sont favorables, les nématodes se multiplient et bloquent ainsi la montée de la sève. Plus loin nous rencontrons deux étangs bizarres au milieu du plateau d’où vient cette eau ? Puis la végétation change, c’est un plateau plus désertique qui apparaît la vue sur l’environnement est plus élargie. Le point de vue est intéressant. Nous reprenons le chemin en marche arrière pour récupérer le sentier de descente qui nous ramène à nos voitures.
Petite rando de 6 kms 5 pour 117 m de dénivelé. Merci à tous d avoir apprécié cette balade. A bientôt sur d’autres chemins..
Cathy D

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